mardi 23 mai 2017

Enfant de la forêt #2


Enfant de la forêt


**suite**

Je ne compris que des années plus tard qui était ce loup qui m’avait protégé. Il m’apprit à me fabriquer un arc puissant, ainsi que des flèches. Ma vision était excellente, mes gestes parfaits, j’avais appris à me faire souple tel un serpent, aussi silencieuse qu’un chat.

A l’âge de quinze ans j’avais atteint ma taille adulte, j’étais grande, élancée et musclée. Le loup partit une nuit lorsque je dormais. C’est là que je quittai la clairière pour m’aventurer dans les bois. Cette forêt si sombre qui m’effrayait, j’avais toujours l’impression de voir du mouvement la nuit, je m’étais toujours dit que c’était des animaux qui cherchaient de quoi manger. Mais j’avais toujours fait comme si je ne les voyais pas. Je sentais quelque chose de pas normal.
Une nuit je sentis un souffle chaud contre mon épaule et quelque chose m’effleurait la cuisse, pensant que c’était un sanglier je me relevai d’un bond l’arc en joue et une flèche prête à s’élancer pour trancher la chaire de l’animal. Mais par terre non loin de ma couverture se trouvait un homme crasseux.

Je me rendis compte que ce n’était pas tout à fait un homme quand il se releva, il était très grand, quelque peu trapu, avait des muscles saillant mais sous ces cheveux sales je distinguai deux grandes oreilles pointus, des yeux jaunes et brillants et une bouche, des dents… de dents pointues. Effrayée j’essayais de ne pas trembler et visais la tête mais je n’eus pas le temps de tirer qu’il avait déjà le visage à côté du mien et m’avait cassé le poignet qui tenait mon arme. J’hurlais de douleur mais il me frappa au visage.

Quand je me réveillais j’étais dans une tanière sous le sol, le plafond était en terre comme le reste du trou. Trois de ces créatures me regardaient à la lueur d’un feu faible. Ils me sourirent, j’étais sûre d’être leur diner mais quand je voulus me relever pour les combattre la douleur au poignet me lança et me mis à hurler. Un de ses monstres réagit, je compris que c’était une femme à cause de sa poitrine et de ses « courbes » plus féminines. Elle tendit sa grande main vers la mien je ne bougeai pas, je pensais qu’elle allait me mordre mais elle me passa la main dessus et me mit une sorte d’onguent qui me calma la douleur. Je vis comme un sourire se dessinait sur son visage.

Faith

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