mercredi 7 juin 2017

Le ballon




Une journée comme les autres à Hurlevent. Faith Vaude s’étira les muscles en sortant de son heure de méditation à la cathédrale. Elle essaya de se réveiller du mieux qu’elle pouvait. Normalement la prière et la méditation étaient quelque chose de très important chez les paladins, Faith le savait, elle était d’ailleurs une des plus pieuses paladines. Mais pourtant ces temps-ci elle avait vraiment du mal à dormir. Ces heures de méditations se transformaient souvent en heures de sieste.

Il faut dire cela faisait plus d’une semaine qu’elle s’occupait des enfants à l’orphelinat et qu’elle devait souvent consoler les jeunes après leurs cauchemars. Elle entendait tellement de pleurs que même à la sortie de la cathédrale elle en entendait encore. 
Pourtant les enfants étaient sortis, ils devaient visiter la forge au quartier des nains. Elle se dit que peut-être un avait été puni et avait du rester. Pourtant les gens qui s’occupaient de l’orphelinat – qui était juste à côté de la cathédrale – n’étaient pas très sévères avec eux. Après toutes les épreuves qu’ils avaient dû endurer…

Faith secoua la tête, elle devait passer prendre, au port, des membres du Cercle. Le chasseur Remyy et la druidesse Solstisse gardienne de l’été. Ils venaient en provenance de l’Exodar, le pays des Draeneï, là où résidait leur chef, la jeune Screen.
Faith avait invité les deux elfes de la nuit à prendre un verre à la table des nains.
Elle descendit les marches menant au port et tous les trois, remontèrent à la cathédrale. Faith crut encore à des hallucinations de pleurs d’enfants quand Solstisse dit d’une fois calme et douce :

- On dirait qu’une petite fille pleurs, non ?
- Pff, peuvent pas les surveiller, marmonna Remyy
- C’est pas un tour de mon esprit ! s’exclama Faith.
Le chasseur tendit l’oreille et grâce à ses capacités ils purent vite retrouver l'origine du son. C’était une petite fille draeneï qui pleurait seule, juste derrière l’orphelinat.
- Tu t’es perdue ? demanda Faith en se penchant vers elle et lui posant une main douce sur l’épaule.
- Non noon, c’est ... , la petite se remit à pleurer de plus belle
- Qu’est ce qu’il se passe ? pourquoi pleures tu autant ? tenta la jeune druide Solstisse
- Mes … mes ballons, j’ai perdu mes ballons, sans eux je ne pourrais jamais aller jusqu’au ciel et.. et jouer… jouer avec les nuages.
- Des ballons ? tu veux que l’on retrouve tes ballons ? demanda la paladine
- Vous feriez ça pour moi ? dit la petite fille qui commençait à retrouver le sourire
Les deux femmes lui rendirent son sourire, la jeune draeneï se tourna vers le chasseur qui était resté en retrait.
- Vous feriez ça pour moi, Monsieur ? demanda-t-elle
L’elfe bougonna et finit par accepter par un soufflement, et le fait qu’il leva les yeux.
Les deux elfes et l’humaine parcoururent Hurlevent. Ce ne fut pas simple, beaucoup de ballons s’étaient mis dans des endroits improbables et presque inatteignables. Mais en peu de temps ils les retrouvèrent et lui rendirent.
La petite fille rigola très fort et se les attacha vite autour de la taille.
- Aller maintenant, petits ballons je voudrais voir les nuages !
Une légère brise se forma sous les pieds de l’enfant et petit à petit elle s’éleva dans le ciel. Elle rigolait, elle était à nouveau heureuse.



Cela n’inquiéta pas les trois compagnons, en les attrapant ils avaient compris que ces ballons regorgeaient de magie et que lorsque elle voudrait redescendre ils la poseraient tranquillement à l’endroit où elle voudrait. 
C’est peut-être mieux qu’un dragon comme monture, pensant la paladine. Ils saluèrent la draeneï et repartirent en direction du quartier des nains pour voir leurs amis du Cercle et leur raconter leur drôle d’aventure.

Faith


Ps : le dessin a été fait par mon bro' quand j'étais encore dans l'alliance et cette quête a réellement existée dans le jeu World of Warcraft

dimanche 4 juin 2017

Enfant de la forêt #5



Enfant de la forêt


**suite**

Ce ne fut que des centaines d’années plus tard, après être devenue éternelle et oracle que je compris qui était cette créature, c’était effectivement un troll se cachant dans les bois sombres et n’aimant pas la lumière du soleil, je ne savais pas s’il avait vécu autant que moi.

L’homme en bleu n’était rien que mon propre frère, quand il était né sous forme humaine ma mère ne savait pas que ce n’était pas mon père qui l’avait mise enceinte mais un dragon bleu sous forme humaine, avec l’adolescence mon frère et ma famille avait vu des tatouages noirs se traçaient sur sa peau ses cheveux roux se fonçaient et sa peau devenir bleue. Il avait été également abandonné sans rien près de la même forêt où ils avaient laissé, ils avaient dit à tout le monde qu’il était parti faire son apprentissage chez un maître bûcheron. Quelques années plus tard ils avaient prétendu qu’il s’était trouvé une femme, la fille du bûcheron et qu’il vivait chez eux.

Pour moi personne ne connaissait mon existence, je devais rester cacher, mais peu de temps après je fus oracle, ma sœur jumelle se fit mordre par un étrange individu alors qu’on sortait la nuit. Sa peau devint cendre et ses canines se firent longues et pointues. Elle avait qu’une envie boire du sang. Elle craignait également la lumière du soleil. C’est ainsi que nous sommes repartis dans ma forêt que nous avons fabriqué notre maison, qu’elle s’agrandit, que la suite continua que notre famille de génération en génération vinrent s’installer chez nous dans les bois où des vignes poussaient.
Personne ne toucha à notre forêt enchantée mais je ne revis jamais ces trolls.


Fin


Faith

mardi 30 mai 2017

Enfant de la forêt #4


Enfant de la forêt


**suite**

Le chef arriva une fois que j’avais passé les vêtements, il me sourit et s’avança vers moi, me dit quelque chose et me toucha le visage puis déposa ses lèvres contre les miennes.

Je crus que j’allais tomber, mais je fus de nouveau stable et je me retrouvais dans un monde glacé, il était à côté de moi et me donna un vêtement de chaud à mettre sur les épaules. Les bottes en cuir que j’avais enfilé au préalable étaient doublées de laine ce qui fit que je n’avais pas froid aux pieds. On avança dans ce monde blanc et froid jusqu’à trouver des maisons. Des maisons en feu. 
Des hommes en armures en tuaient d’autres avec des cheveux roux. Une femme avec de longs cheveux noirs apparut, tout ceux du village la regardèrent et s’inclinèrent devant elle, elle portait une robe d’or et d’argent, elle avait dans la main droite une épée et dans l’autre un bouclier. Elle frappa avec l’épée ces gens en armure certains hurlèrent de douleur et tombèrent, d’autres ripostèrent mais elle les contra avec son bouclier. A elle seule elle les repoussa dans leurs maisons de bois qui flottaient sur l’eau. Mais de là où j’étais elle n’avait pas pu le voir, l’homme derrière elle. 

Avec son arc il la visa, je me mis à dévaler la pente pour la sauver, je savais au fond qu’elle était important et qu’elle ne devait pas mourir. La créature poussa un râle et descendit la pente avec moi. Les gens du village en le voyant crièrent un mot « troll ! troll troll ! » Beaucoup de femmes étaient rentrées dans leur maison surélevée et avaient emporté les enfants, d’autres hommes se cachaient le visage tremblant de peur. 

Mais avant de pouvoir l’aider l’autre l’avait déjà blessé, et il partit rejoindre ces pairs. Je me jetais sur la femme qui avait le visage contre le sol boueux. Je la retournai et posai sa tête contre moi. Elle était si belle. Je me mis à pleurer, je ne sentais plus son souffle, j’avais mal au cœur, je ne savais pas pourquoi mais c’était comme si j’avais perdu quelqu’un de cher. J’avais eu la même peine quand le loup était parti, j’aurais aimé qu’il soit là et qu’il m’entoure de ses pates que je me réfugie contre son ventre si chaud. 
Je retirais l’épée des mains de la jeune femme et je m’enlevai le vêtement chaud pour lui couvrir le torse avec un autre je lui épongeais la blessure. Des gens s’approchèrent en pleurs tout en se méfiant de la créature qui m’accompagnait. Je vis leur regard intrigué se tourner vers moi, ils se mirent à genoux et baissèrent la tête. C’est là que le monstre qui m’accompagnait me tendit un bout de métal, je vis quelqu’un quand je regardais ce qu’il m’avait donné, quelqu’un qui était comme à l’intérieur, ce quelqu’un c’était moi. J’étais comme la jeune femme qui venait de mourir. C’était elle ma sœur ? Celle dont on m’avait parlé ? 

Pourtant non quand je retournai là où j’étais née mes vrais parents passèrent devant moi avec mes sœurs ils s’arrêtèrent interloqués et me prirent avec eux. A travers les bois je vis la créature et l’homme bleu qui m’avait élevé bébé me saluèrent.

Faith

vendredi 26 mai 2017

Interlude #3 - La famine


Il était affamé. Il faisait nuit et il n'y avait rien d'ouvert. Il se leva et s'attaqua aux restes du rôti dans son frigo. Puis la purée. Les légumes. Le fromage.... Il avait faim, très faim. Il se dit que ce n'était pas raisonnable de faire cuire des pâtes en plus de ce qu'il avait mangé.
Il alla se recoucher. Il réussit à se rendormir malgré tout.

Le soleil était déjà haut dans le ciel quand il se réveilla. Il sentit quelque chose d'humide à côté de lui, il se demanda ce que c'était et il ouvrit les yeux. Il était allongé sur une mare de sang. Il se leva d'un bond, très choqué. Il hurla le nom de sa femme... plusieurs fois... il n'eut aucune réponse.
Il remarqua qu'il n'y avait pas seulement du sang sur les draps mais également de la chair... des cheveux... un œil... un œil bleu... de la même couleur que ceux de sa femme.

Il était en état de choc... il ne savait pas quoi faire! Appeler la police? les secours? Non impossible!

Il reprit sa respiration et essaya de se concentrer de se rappeler ce qu'il s'était passé. Il eut quelques bribes de souvenirs de cette nuit là. Il se rappela l'avoir mordue puis déchiqueté sa chair.

Il avait mangé sa femme! Et il avait toujours aussi faim! Il ne pouvait le supporter. Il plongea sa main sous le lit et attrapa une boîte à chaussures qui contenait un revolver.
Il engagea une balle dans le barillet de l'arme, la mit sur sa tempe et tira.

Les médias s'emparèrent de cette macabre histoire faisant le lien avec d'autres affaires similaires de gens devenus subitement cannibales. Un véritable fléau.
Les journalistes adoraient se gaver de ce genre chose et plus le monde allait plus ils en faisaient des tonnes! A la télévision, certains avaient les yeux rougis et étaient existés dès qu'ils présentaient un fait divers sanglant. Ils ressemblaient à des drogués qui avaient droit à une dose de la meilleure drogue.

Mais les gens n'avaient pas faim que de nourriture, ils avaient faim de tout ce qu'ils pouvaient avoir de plus vicieux dans le monde. Succomber à ses envies jusqu'à la lie quoi de plus beau?

Il eut une montée des overdoses, de vols, de crises cardiaques dues à la pilule de l'amour, de meurtres. Les autorités elles-mêmes avaient arrêtés d'agir car les représentants de la loi eux aussi avaient des pulsions à assouvir!

Quand il vit un animateur de télévision dévorait un autre, il se mit à rire. Il se mit à tousser et à reprendre une inspiration grâce à sa bouteille d'oxygène.

Un de ses homme de mains l'aida à sortir de la longue limousine noire et à s'installer sur son fauteuil roulant pour l'amener au restaurant du coin. Il avait faim. Très faim.

Il était vieux, répugnant, maigre, n'avait presque plus de dents. Il se nourrissait des âmes de ces fous qui avaient succombé à leur faim la plus dévorante. Quand il ne resta plus rien il s'en alla, repu et laissa derrière lui une ville dévastée.

Faith

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Enfant de la forêt #3


Enfant de la forêt


**suite**

On entendit des pas lourds à l’entrée du tunnel, les trois créatures eurent l’air effrayé et se mirent en ligne à côté de moi. La personne qui apparu était de la même race que les trois autres, mais il était plus fin et avait une bouche plus humaine, ses oreilles paraissaient moins longues, il portait un pantalon de toile blanche et sur son torse nu pendait un énorme cercle où des écritures étranges y étaient gravées. Il s’approcha de moi, mon cœur se mit à battre à tout rompre son visage si beau, il avait l’air si humain, j’avais tellement envie de le toucher mais j’étais tellement effrayée que je ne pus. Je détournais le regard. Mais il me força à le regarder.

Ses longs cheveux noirs étaient si doux contre mes joues il avait l’air d’être propre par rapport aux autres. Il se releva et dit quelque chose à la femme dans une langue très gutturale. Elle me prit par la taille me mit sur son épaule et ensemble nous remontâmes le long tunnel vers la forêt. Il faisait nuit, elle marcha un moment avant d’arriver à une rivière. 
Là elle me fit comprendre qu’il fallait que je me déshabille et que je me lave dans la rivière. Une fois nue je me mis dans la rivière glacée, elle s’approcha de moi et me passa quelque chose de doux sur le dos, quelque chose qui sentait les fleurs, elle fit pareil pour mes cheveux. Ce fut le premier bain que je prenais de ma vie. 

Quand je sortis elle me donna un grand bout de tissu et m’essuya, elle m’enveloppa dedans et nous partîmes loin de la rivière dans un autre trou. J’hurlais pour récupérer mes vêtements. Tout ce qu’elle avait pris c’était mon collier offert par l’homme bleu qui m’avait recueillie, c’était un marteau avec des écritures similaires au collier portait par le chef de ces créatures spéciales. On descendit dans un autre trou où un feu faible éclairé doucement la pièce, elle me posa nue là et me montra des vêtements sur un lit de feuilles, je commençais à les mettre quand elle partit et me laissa là.

Faith

mardi 23 mai 2017

Enfant de la forêt #2


Enfant de la forêt


**suite**

Je ne compris que des années plus tard qui était ce loup qui m’avait protégé. Il m’apprit à me fabriquer un arc puissant, ainsi que des flèches. Ma vision était excellente, mes gestes parfaits, j’avais appris à me faire souple tel un serpent, aussi silencieuse qu’un chat.

A l’âge de quinze ans j’avais atteint ma taille adulte, j’étais grande, élancée et musclée. Le loup partit une nuit lorsque je dormais. C’est là que je quittai la clairière pour m’aventurer dans les bois. Cette forêt si sombre qui m’effrayait, j’avais toujours l’impression de voir du mouvement la nuit, je m’étais toujours dit que c’était des animaux qui cherchaient de quoi manger. Mais j’avais toujours fait comme si je ne les voyais pas. Je sentais quelque chose de pas normal.
Une nuit je sentis un souffle chaud contre mon épaule et quelque chose m’effleurait la cuisse, pensant que c’était un sanglier je me relevai d’un bond l’arc en joue et une flèche prête à s’élancer pour trancher la chaire de l’animal. Mais par terre non loin de ma couverture se trouvait un homme crasseux.

Je me rendis compte que ce n’était pas tout à fait un homme quand il se releva, il était très grand, quelque peu trapu, avait des muscles saillant mais sous ces cheveux sales je distinguai deux grandes oreilles pointus, des yeux jaunes et brillants et une bouche, des dents… de dents pointues. Effrayée j’essayais de ne pas trembler et visais la tête mais je n’eus pas le temps de tirer qu’il avait déjà le visage à côté du mien et m’avait cassé le poignet qui tenait mon arme. J’hurlais de douleur mais il me frappa au visage.

Quand je me réveillais j’étais dans une tanière sous le sol, le plafond était en terre comme le reste du trou. Trois de ces créatures me regardaient à la lueur d’un feu faible. Ils me sourirent, j’étais sûre d’être leur diner mais quand je voulus me relever pour les combattre la douleur au poignet me lança et me mis à hurler. Un de ses monstres réagit, je compris que c’était une femme à cause de sa poitrine et de ses « courbes » plus féminines. Elle tendit sa grande main vers la mien je ne bougeai pas, je pensais qu’elle allait me mordre mais elle me passa la main dessus et me mit une sorte d’onguent qui me calma la douleur. Je vis comme un sourire se dessinait sur son visage.

Faith

samedi 20 mai 2017

Enfant de la forêt #1

Enfant de la forêt


Je suis née près de la forêt sombre, sur le bord de la route. Nous étions en 887. Ma mère a accouché de jumelles ce qui était rare, et souvent considéré comme un don de dieu. Ma mère avait déjà deux enfants, un qu’elle avait eu très jeune et qui était quasiment adulte quand nous sommes nées et une petite fille qui devait avoir dans les six ans. Ma sœur était bien portante elle avait la peau bien rose, malgré qu’elle soit maigre elle l’était moins que moi. J’étais si petite et maigre que mes parents n’ont pas pensé que je passerais la nuit. De plus avoir deux bouches à nourrir en plus ils n’auraient pas pu, même si mon frère travaillait en tant que bucheron dans l’ouest de la France. 

Mes parents m’ont donc laissée là enveloppée dans un linge sale. Mais en peu de temps je fus récupérée par une personne particulière. Elle avait la peau bleutée et des ailes de démons. Il avait les cheveux noirs et des tatouages sur tout le corps. Je ne me souviens que vaguement de lui quand j’étais enfant, je devais avoir trois ou quatre ans quand il est parti de la maisonnée où on habitait. Je sais qu’il me confia à un énorme loup blanc. J’aimais ce loup car quand je sortais de ma tanière je pouvais me mettre sur son dos quand j’étais trop fatiguée.
Habillée en peau de bête j’avançais dans la forêt, je ne sais pas comment mais je sais que depuis le jour où je suis allée au-delà de la clairière qu’il y avait non loin de la cabane je ne l’ai jamais retrouvée. 

J’ai vécu là dans cette clairière quelques années, le loup m’amenait des bouts de viandes, des fruits et me tenait chaud la nuit. Ce n’est que l’âge d’environ 10 ans qu’il s’assit face à moi et me parla. Il avait une voix grave et ténébreuse, comme celle que je m’étais toujours imaginée. Il me dit que j’avais une grande destinée, mais que son travail était bientôt terminé et qu’il devrait retourner de là où il venait. Il me dit qu’il allait m’apprendre à chasser comme un homme, il en avait vu tellement qui avaient voulu le tuer. Apparemment dans un pays lointain, où la neige tombe sans cesse il n’était pas considéré comme un loup bienfaiteur.

Faith

lundi 15 mai 2017

N



N


Le sang coule de tes entrailles, une poche se perce à l’intérieur de toi. Tu écartes les cuisses pour que je passe. Je vois enfin le jour, je sors de ta matrice infâme. Je me lève et je grandis, je m’approche de toi, et je commence par te regarder. Tu as peur, tous tes membres tremblent. Tu n’es rien. Tu n’as servi à rien. Tu as engendrée un monstre, que veux-tu, il faut que je te tue. Tu pourras mourir jeune, en bonne santé, et pas encore trop apeurée. Je te sauve la mort, je sauve ton salut, si tu en as besoin. Ton monde croit à ses balivernes alors pourquoi suis-je née, pour tuer ?

Je te détesterai mais je t’aimerai également, jusqu’au jour où toi aussi je te mangerai.

Ta chair si jeune si fraîche, souple entre mes doigts tendre entre mes dents je te déchiquette et ne laisse pas une miette.

Pourquoi suis-je née ?

Je sèmerai le chaos, mais il est encore trop tôt, je viens juste de naître. Je vais encore un peu grandir, il faut me nourrir. Humains ! Venez à moi, vous êtes là, le banquet peut commencer, on va bien s’amuser.

Je récolterai le sang, le règne, et la gloire, vous mourrez pour m’avoir créé, pour m’avoir appelée du fond des abysses. Je vous détesterai pour mieux vous apprécier… votre chair n’en sera que plus délicieuse.

Je brûlerai votre culte, je descendrai votre dieu, et je le torturerai devant vos pauvres yeux, je le dépècerai et vous le donnerai, puisque tous, vous voulez être ce dieu.

Dans la forêt je survis, je reste là, à dormir sous les arbres, à me camoufler derrière les fougères. Il y a tant à voir, après le chaos une douce pluie est tombée sur mon visage, ma colère s’est transformée en tristesse, j’ai ressenti votre haine quand j’ai croqué votre cœur. Je regrette tant, vous m’avez rendue malade. Je pars de votre monde, je savais que j’étais née pour détruire le monde mais c’est le monde qui m’a détruit, il est sale et corrompu. On m’avait dit qu’il y avait des endroits paisibles que je devais détruire mais les seuls que j’ai trouvé n’étaient peuplés que d’arbres et d’animaux.

Le feu s’éteint et je ne pourrais le rallumer, jamais ça n’en finira.


Fin


Faith

samedi 13 mai 2017

Slave



Slave




Ils étaient agenouillés sur un haut mur de pierre recouvert de sable dorée. Sous eux, une immense forêt, mais personne ne savait ce qu'il y avait sous les arbres. Personne n'avait eu le droit de descendre, ce n'était pas autorisé. Ils étaient des esclaves du bas, ils n'avaient droit que d'obéir et de regarder l'horizon en attendant la fin.

Au dessus d'eux des "un peu moins" esclaves qu'eux tenaient une arme sur leur tête. Certains étaient nouveaux, leur mission : abattre un esclave du bas quand on leur ordonnait. Au début ce n'était pas simple, ils prenaient une vie humaine, et le sang collé avait du mal à partir. On ne leur donnait pas l'autorisation de l'enlever de toute façon.

Ils avaient en permanence l'armée collée au crâne de l'esclave du bas et quand on leur donnait l'ordre ils ne devaient pas hésiter et tirer.

Au dessus de ces "un peu moins" esclaves, il y avait les "moins" esclaves qui devaient les abattre s'ils n’exécutaient pas leur ordre. Et s'ils ne tuaient pas l'esclave du bas le "un peu moins" esclave était abattu et remplacé.

Alors le "un peu moins" esclave sentait le canon de celui de derrière froid sur son crâne, il était tétanisé, parfois il pleurait, mais sa vie contre un esclave du bas : JAMAIS.

Alors il tirait. Et le corps de l'esclave du bas tombait mollement vers le bas. Le mur était tellement haut qu'on entendait pas le bruit du corps.

Un jour, dit on, un esclave du bas en a eu assez. Il s'est levé. Ce qui était interdit! Il pris appui sur ses jambes et sautant en l'air. Ceux du haut fur ébloui, son corps brillait face au soleil couchant.

On dit que lorsque cet esclave du bas ouvrit les bras, ce sont des ailes qu'on a vu. Il avait pu fuir ses maîtres. Il vola. On dit qu'il passa les montagnes. Par delà ces montagnes on raconte qu'il devenu roi.


Alors certains esclaves du bas firent de même. Certains ne volèrent pas et s'écrasèrent en bas, d'autres n'eurent pas le temps de sauter. Mais pour ceux qui passaient ces montagnes ils étaient seigneurs et riche.

les esclaves du bas avaient un espoir. Mais pas ceux qui étaient "un peu moins" esclaves ou ceux "moins" esclaves. Car en gravissant les échelons ils oubliaient d'avoir de l'espoir, ils devenaient de plus en plus des exécutants sans réfléchir. Ils étaient plus haut sur la marche donc en sautant ils seraient morts. Une chaîne les rattachait de plus en plus à cette pyramide sociale.

Mais le roi de par delà des montagnes, dit on ancien esclave du bas, promettait richesse et liberté à tous, peu importe à quel niveau de la pyramide on appartenait. Car si tous les esclaves du bas s'en allaient c'était ceux qui étaient "un peu moins" esclave qui devenaient des esclaves du bas et ceux "moins" esclaves qu'eux qui prenaient leur place.


Fin




Faith

mercredi 10 mai 2017

Cénarius #4



Cénarius


**suite**

Je le vis sous sa forme primaire, celle du demi-cerf. Il se retourna vers moi. Il m'attendait.
Je me sentis grandir. Je reprenais ma forme de demi-elfe. Je compris dans ses yeux qu'il y avait un danger, quelque chose qui n'allait pas.

- Je l'ai vu le prendre. Je l'ai vu prendre mon garçon, me dit il d'une voix tremblante
- C'était toi, tu me l'as volé ! hurlai-je de rage
- Non... J'ai été retenu... prisonnier, pendant ces derniers mois.

Je remarquai à la lueur de la lune qui ce soir là était pleine, des cicatrices sur son corps. Il n'était pas parti parce qu'il ne m'aimait plus. Il était parti nous protéger mais il avait rencontré plus fort que lui. Je savais que dans ce monde, il pouvait y avoir plus fort et plus cruel qu'un simple demi-dieu.

Il me fit monter sur son dos et me demanda de m'accrocher. Il arriva au coeur de la forêt sombre, où j'avais sauvé les loups. Une vieille femme s'y tenait, elle était vêtue de noir .... enfin c'était comme si les ombres du sol la recouvraient. A sa droite se tenait l'ours féroce que j'avais rencontré il y a quelques mois. Celui qui avait semé le doute dans mon esprit.
La vieille femme tenait quelque chose dans ses bras. Mon coeur se mit à battre.... je crus que le monde s'écroulait autour de moi. Je le vis... ce tout petit être à qui j'avais donné la vie. Mon garçon.
Je vis une lame briller dans l'un des mains de la sorcière.
Dans un hurlement de rage je tendis la mienne vers elle. Je fis un geste brusque comme si je voulais lui arracher son coutreau des mains. Son bras se souleva violemment et l'arme quitta sa main meurtrière. Le vent était avec moi.
Je vis Cénarius foncer sur l'ours géant et l'embrocher de ses bois de cerf. La sorcière avait eu le temps de prendre mon fils part la cheville et menaça de le détruire par un sort malfaisant. D'un geste de l'autre, tout aussi violent, vers elle ce ne fut pas du vent qui en jaillit mais du feu qui lui brûla le visage.
J'avais l'impression de prier les éléments et qu'ils me répondaient.

Elle continua à le menacer. Ma rage monta encore plus. Je ne me reconnaissais plus. Mon corps trembla et je levai les bras au ciel. Un maelstrom se forma au-dessus de nos têtes, brisant la cime des arbres. Le tonnerre se fit entendre.
Je regardai la sorcière droit dans les yeux et abattis mes bras vers le sol. La foudre suivit mon mouvement jusqu'au corps de cette femme impie. Cénarius attrapa notre enfant et courut vers moi. Il savait que la foudre ne lui ferait rien, elle n'était pas dirigée vers lui.

La vieille femme fut réduite en cendre. Les ombres noires se dissipèrent. La forêt sinistre redevint comme elle était à l'origine, verte et luxuriante. Les anciens dieux ténébreux avaient trouvé un nouveau véhicule pour reprendre leur droit sur notre monde...

Dans cette nuit, Cénarius me prit comme femme, et se mêlant à lui nous conçûmes une fille pour perpétuer la lignée des chamans.

J'acquis également mon immortalité pour être à jamais à ses côtés. De toutes compagnes qu'il a vait eues j'étais la seule qui avait survécu.
J'étais la seule qui n'avait pas était effrayée par cet enfant différent, par cet enfant qui n'était ni humain, ni elfe, ni d'aucune autre race connue. Il était un enfant de la forêt.
J'étais la seule qui n'était pas effrayée par sa forme originelle, la seule qui était entrée sans le vouloir dans le rêve d'émeraude, qui l'avait vu. La seule qui avait compris le sens onirique.

J'étais également la seule à avoir conçu un garçon avec lui. Il n'avait eu que des filles, des filles qui lui ressemblaient, avec moitié elfe, moitié biche.

J'étais également la seule à avoir conservé des pouvoirs après la mise au monde de l'enfant.

Ce qui signifiait que j'étais un être magique. Que j'étais spéciale.


Fin


Faith

dimanche 7 mai 2017

Cénarius #3



Cénarius 


**suite**

Les loups géants nous guidèrent. La forêt était devenue sombre, comme malfaisante. Plus nous nous enfoncions, plus les arbres devenaient noirs, plus aucun oiseau ne chantait, et nous ne voyions presque plus nos pieds tellement il faisait sombre.
Les loups nous amenèrent à d'autres plus grands encore. Je compris que ceux qui nous avaient accompagnés étaient des enfants. Les grands loups étaient couchés sur le flanc. Je vis, malgré tout, leurs corps maculés de sang . Ils avaient du mal à respirer.
Je m'approchais d'eux sans crainte. Je me mis à genoux près d'eux et touchai leurs cicatrices ouvertes. Je sentis de la chaleur me parcourir le corps et arriver jusque dans ma main. Une légère lueur blanche en sortit. Petit à petit je compris que cette lumière permettait de soigner. Je passai ma main sur les loups et les guérissai ainsi. J'avais l'impression que ce pouvoir venait de l'enfant qui grandissait dans mon ventre.
Après tout il était l'enfant d'un demi-dieu.

Une fois les loups remis sur pieds, ils nous accompagnèrent dans notre voyage. Nous quittions cette forêt sombre et sinistre pour la forêt que je connaissais.
Toutes les nuits où nous dormions, je pleurais mon amour. Je repensais à cet ours qui m'avait dit que je n'étais rien pour lui. C'était un être éternel. Il s'était juste assuré de sa descendance. Et avec combien d'autres il s'en était assuré! Je ne souhaitais qu'une chose : qu'il me tue quand il aurait repris son enfant. Je ne voulais plus souffrir ainsi. Je ne voulais pas finir comme ma mère avec une plaie béante dans le coeur.

Nous marchâmes des jours à travers cette forêt. Je suppose que les animaux essayaient en vain de retrouver leur seigneur. Nous dûmes nous arrêter tôt un jour. Mon ventre se contractait. Je sentais que mon enfant allait naître.
Je le mis au monde au plus profond de la nuit. Là où le ciel était le plus noir. Cette nuit-là, la lune était absente. C'est à la lueur des étoiles que je vis son visage. C'était le père de mon enfant sous la forme d'elfe de la nuit. Sa peau était plus claire mais ses cheveux étaient tout aussi noirs. Je pris mon enfant dans mes bras. Malgré cette pénombre je vis ses yeux. Ils avaient la couleur des cheveux de ma mère, la couleur du miel. Des yeux d'ambre.
C'était peut-être la dernière fois que je le voyais. Une vague de chagrin m'envahit au plus haut point. Mon coeur venait de se briser. Je me mis à hurler, à prier le vent, les feuilles des arbres, les fleurs. Je sentis une tempête se lever tout autour de moi. Je déposai mon enfant dans un lit de feuilles mortes d'un chêne.

Je me mis à hurler encore plus de chagrin. La douleur ne s'arrêtait pas. Mes larmes coulaient. Tout autour de moi se mit à prendre vie. Des arbres se mirent à pousser, des fleurs à les recouvrir. Le vent qui commençait à faire rage secoua ces arbres. Les feuilles qui avaient récemment poussé dessus, tombèrent et recouvrirent mon corps, pour former un habit sylvestre.

A travers cette tempête, je le vis. Je vis mon amour. Il prit mon fils dans ses bras. Je ne pus bouger, comme prise dans des lianes. Je crus mourir ce jour-là.
Je ne sais combien de minutes, d'heures ou de jours, je restai immobile. Mais je savais que je devais les rattraper. Je devais être rapide et discrète. Quand je pus bouger, je me mis à courir. Ce n'est qu'en arrivant à une rivière que je me vis dedans. J'étais devenu un loup géant. J'en avais emprunté le corps d'un ou j'étais réellement devenue un loup, je ne sais pas.

En tout cas l'odeur, son odeur, je la distinguai parmi des milliers d'autres.

Faith

jeudi 4 mai 2017

Interlude #3 - La guerre



Un jour un homme arriva dans une belle voiture de sport rouge. Il avait acheté le manoir qui surplombait le village. Il devait avoir une quarantaine d'années, il avait un visage sympathique, carré, des cheveux courts et légèrement grisonnant. Il souriait facilement aux gens et était très avenant.

Il s'intégra facilement et rapidement dans le village. Les gens trouvaient qu'il avait de très bonnes manières. Il prenait souvent son café le matin, après avoir acheté son journal, dans le troquet du coin.

Un jour, deux femmes s’installèrent près de lui et se mirent à discuter de choses et d'autres. Elles finirent par se confier leurs secrets l'une à l'autre. L'homme entendit certaines confidences et ne put s'empêcher d'intervenir. Au début les deux femmes furent surprises... De quoi se mêlait il?
Mais sa voix était apaisante et ses conseils réconfortants.

Il savait comme leur parler il avait fait un peu de psychologie durant sa jeunesse.

Finalement les deux femmes s'installèrent à sa table et continuèrent à se confier et lui continua à prodiguer des conseils. A la fin de la matinée, il les salua et repartit chez lui. Les deux femmes se dirent qu'elles pourraient appliquer les conseils de l'homme.

A force de parler aux gens, que ce soit à la boulangerie, chez le coiffeur, au café, à l'épicerie, il connaissait beaucoup de secrets sur les uns les autres. Il essayait de les aider du mieux qu'il pouvait. Les gens avaient confiance en lui car ils se sentaient apaiser une fois qu'ils s'étaient confiés.

Un jour, dans ce village paisible, un mari tua sa femme à coup de fusil après être rentré saoul du bar.
Personne d'abord ne comprit pourquoi, ce couple était ensemble depuis plus de trente ans, il travaillait dans les champs et elle était secrétaire au cabinet médical du village. Ils avaient l'air heureux.

Les gens du village ne tardèrent pas à apprendre que la femme avait un amant depuis plus de 15 ans et que c'était le gérant de l'épicerie. D'ailleurs elle était fermée depuis quelques jours. Juste après l'enterrement. Un des habitants s'inquiéta. D'accord il s'était envoyé en l'air avec la défunte mais c'était étrange qu'il porte autant le deuil.
Les villageois ouvrirent de force la boutique et le retrouvèrent pendu. Au début ils pensèrent tous à un suicide. Mais le trou béant dans sa poitrine signifiait qu'on avait orchestré tout ça et on avait voulu le faire passer pour un suicide.

Une semaine passa après ce nouveau drame. La vie avait repris son cours. Les gens pensaient que c'était une histoire isolée et certains même en riaient.

Une violente bagarre qui envoya trois hommes à l'hopital et un autre à la morgue éclata dans le bar. Le fils du père meurtrier n'appréciait pas qu'on se moque de sa mère volage et de son père cocu.
Certaines personnes trouvèrent que son coup de colère était normal. Après tout c'était une réaction légitime. D'autres pensèrent qu'il était allé beaucoup trop loin.

Le village commença à se diviser en deux.

Les accès de colère et les meurtres continuèrent. Les gens avaient besoin de régler leur compte une bonne fois pour tout. Le village paisible eut bientôt plus de morts que de vivants, les bâtisses brûlaient et les commerces avaient fermés.


Dans une nuit sombre, des phares s'allumèrent, un moteur vrombit. L'homme sympathique se mit au volant de la voiture. Ses yeux prirent la couleur d'un rouge sombre. Un sourire narquois et emplit de malice illumina son visage.
Il partit du village. Il y en avait tant d'autres.


La Guerre ne faisait que commencer.


Faith

mercredi 3 mai 2017

Cénarius #2



Cénarius


**suite**

e sentis une main douce se poser sur mon visage. Quand j'ouvris les yeux, il n'était plus un demi cerf, mais un elfe de la nuit à la peau violette. Sa peau était sombre comme la nuit, mais ses yeux étaient preils à deux lucioles. Ses cheveux étaient noirs d'encre et tombaient sur ses épaules musclées.
Je recouvris de ma petite main blanche, la sienne, sa grande main chaude posée sur mon visage. Je fermai les yeux pour imprimer son image et la chaleur de cette main si douce.
Mon coeur ne cessait de battre fort dans ma poitrine. J'aurai voulu que ....
Je sentis ses lèvres contre les miennes. Tel un papillon. La douceur. Je sentis son visage contre le mien. Je sentis ses cheveux me chatouiller les joues. Son odeur était celle de la forêt. J'ouvris les yeux. Non je ne rêvais pas. Il était là devant moi, m'embrassant...
Je me rendis compte qu'il ne portait rien....
Je le repoussai,très gênée de la situation. Extrêmement gênée même!

- Ce n'était pas ce dont tu rêvais? Dit il de sa voix sombre et grave
- Un rêve? Non pas du tout !! repondis-je avec une voix suraïgue
- Si ! c'est ce que tu attendais depuis que tu as entendu parler de moi dans un livre sur la -première guerre.
- Pas du tout! Et comment le saurais-tu?
- Car tes rêves ne parlent que de ça...

Je n'osais plus bouger. On aurait dit une adolescence qui avait des posters d'Elite Tauren Chieftain et qui venait de rencontrer le guitariste... je n'étais pas stupide! Non j'étais une jeune femme pleine d'ambition, pragmatique et logique! Rien à voir avec une fillette écervelée.

Il m'embrassa de nouveau. Je ne pus résister, je lui rendis son baiser.

Mais le jour commençait à se lever, j'étais épuisée. Je fermai les yeux quelques instants. Quand je les rouvris je me retrouvai sous ma tente. Je me mis à rire seule. J'avais rêvé. J'avais juste rêvé.
Pendant toute la journée, je ne pus m'empêcher de penser à ce baiser, bien qu'il fût fictif, il paraissait tellement vrai.
Je souris amèrement, en me disant que je finirai comme ma mère, fanée par un amour qui n'est plus.
La nuit suivante je retournai à l'endroit où nous nous étions soi-disant embrassés. Je regardais autour de moi, le demi-dieu n'y était pas. Je me dis que ce que j'avais vu chaque nuit, n'était jamais arrivé. J'allais partir quand j'entendis du bruit derrière moi.
Je me retournai. C'était lui, sous sa forme d'elfe.
Je me précipitai dans ses bras.... Le feu me monta aux joues. Je le repoussai.... ce n'était peut-être pas lui... c'était peut-etre un étranger.... Me précipiter comme ça pour toucher un autre être vivant... non ça n'était pas moi !
Il me prit la main et m'attira à lui. Il m'embrassa avec passion. Il m'intima de lui suivre. Nous arrivâmes à une clairière qui me rappelait quelque chose que j'avais lu sur la Première Guerre.
Il se retourna vers moi et me sourit en secouant la tête... Il avait dû entendre ce que je pensais.

- Toujours en train de réfléchir! s'exclama-t-il

Je ne répondis pas. Il avait raison.
Il m'embrassa de nouveau. Il était toujours nu... encore. Il délassa la bride de cuir qui retenait mes cheveux couleur d'automne, puis dans un geste délicat il repoussa ma robe de mes épaules.
Il m'embrassa tendrement le cou , et toujours délicatement, enleva mon corsage.
J'étais à demi nue face à lui. J'étais gênée mais en même temps, mon corps le réclamait.

Nous passâmes toute la nuit, enlacés. Au matin, quand je me réveillai, j'étais à nouveau dans mon lit, sous ma tente.
Je ne pouvais pas avoir rêvé ce que nous avions fait cette nuit. C'était impossible.

Mes compagnons avaient fini leurs fouilles et voulurent repartir. Je leur expliquai que j'avais trouvé quelque chose d'intéressant dans la forêt mais que je ne pouvais le voir que la nuit. Que ce n'était pas encore complètement sûr et que je préférai m'assurer de la trouvaille avant de repartir avec eux.
Nous convînmes qu'ils partiraient vers le sud et que je resterais là le temps de finir ce que j'avais à faire. Quand j'en aurais fini avec mon investigation, je les rejoindrai.

La nuit suivant leur départ, je m'enfonçai de nouveau dans la forêt pour le retrouver.

Quelques temps passèrent et mon ventre commençait à s'arrondir. Il avait compris que notre amour avait produit un fruit en moi. J'étais très heureuse mais également apeurée.
Depuis ce jour, je le sentais très distant. Puis je ne le vis plus. J'attendis plusieurs jours. Plusieurs semaines. Je regardais à travers la fenêtre de la petite maison que nous avions construite au fil des mois passés ensemble.
J'étais comme ma mère, je mourais d'amour.

Un jour de plus où je regardais l'horizon, un écureuil vint près de moi. Il s'agitait, comme s'il me demandait de le suivre.
Je sortis de la maison et vis sa famille. Je me baissais pour en caresser un. Il frotta son museau contre mes doigts. J'entendis soudain du bruit dans un buisson. Un renard et sa famille en sortir. Ils vinrent vers moi et s'assirent.
J'avais le sentiment que les animaux devaient être réunis pour cet enfant du dieu de la forêt.

Je ne pris pas la peine de fermer la porte ou de prendre des affaires, je suivis l'écureuil qui m'avait sorti de chez moi.
Nous marchions depuis quelques mètres lorsque je me retournai pour voir la maison... Il n'y avait que des arbres. Comme si elle n'avait jamais existé. Je l'avais peut-être rêvée....
Je continuai à suivre les animaux de la forêt. Nous arrivâmes à une rivière. De l'autre côté se tenait un énorme ours, au poil brun, il mesurait bien trois ou quatre mètres sur ses pattes arrières.
Il se montrait menaçant envers un buisson. En observant mieux je vis que ce buisson dissimulait, un petit ours au poil noir. Il avait comme un V en or sur son torse. Il était apeuré.
Je ne pouvais laisser faire ça. Je traversai la rivière et hurlai au le gros ours de le petit laisser tranquille.

Me voyant, il s'approcha de moi, mais resta à une distance convenable. Il renifla l'air autour de moi.

- tu es sa femme? Dit-il
- de quoi tu parles? lui répondis-je
- Le seigneur de la forêt a encore frappé, tu n'es rien pour lui !

Et sur ces paroles il partit. Autour moi s'étaient réunis des loups géants pour me défendre en cas d'attaque de l'ours féroce.
Je tendis la main à l'ours noir qui se releva. Sous lui, un plus petit était caché. Je lui caressai le museau et nous nous remîmes en route.

Faith

samedi 29 avril 2017

Cénarius #1


Cénarius



Cénarius est un demi-dieu, il est le protecteur du monde des rêves. Ce que peu de monde sait, c'est qu'il peut changer de forme à volonté. Le haut de son corps est sensiblement le même que celui d'un elfe de la nuit, avec d'immenses bois de cerf au sommet de son front, mais le bas de est celui d'un cerf. Cela fait partie de son héritage.
Il se sent si proche des elfes de la nuit, qu'à force d'observation il a pu se changer en l'un d'entre eux. Quand il veut se mêler aux populations d'Azeroth il peut revêtir la forme d'un elfe de la nuit à la peau violet sombre et aux longs cheveux noirs. Il pourrait avoir de longs cheveux d'argents, mais il aimait bien les cheveux noirs, qui changeait de l'habiutelle chevelure elfique aussi vert que le fond de la forêt ou argentée comme la lune.

C'est en l'observant, discrètement (même si je pense qu'il savait que j'étais là) que je tombais follement amoureuse de lui. Je ne faisais pas parti du peuple qu'il affectionnait tant depuis des milliers d'années. Mais j'avais des ascendances elfiques. Mon père était humain et ma mère était une elfe à la peau très claire, aux cheveux de la couleur du miel, et aux yeux de la couleur des premières feuilles du printemps.
Mon père je m'en souviens vaguement. Il avait les cheveux et la barbe noirs... je ne me rappelle que d'une chose, quand il est parti. J'étais très jeune, il portait une armure d'argent. Je me souviens qu'il nous a dit "je pars pour sauver notre monde du fléau".

Je n'avais pas compris ce qu'il disait. Mais quand il ne revient pas ... Je vis ma mère rester à se faner près de la fenêtre du salon à regarder l'horizon, je compris. Ma mère aurait dû vivre encore des années. Les elfes, quelles que soient la couleur leur peau ou leur origine sont censés vivre beaucoup plus longtemps que les humains ou toute autre race du monde.
Je dis adieu à ma mère sur sa tombe et je partis de ma maison. Je partis explorer le monde. Je n'étais jamais allée au-delà de l'orée de la forêt. Ma mère me l'interdisait. Le monde était hostile pour moi, c'est ce qu'elle me répétait tous les jours. En voyageant je compris qu'effectivement, le mélange de race n'était pas courant, et il dérangeait. Je n'étais ni elfe, ni humaine, j'étais les deux. Je n'avais ma place nulle part.

Mais cela ne m'empêcha pas de trouver des gens qui m'acceptèrent. Avec eux, je pus encore plus voyager et observer le monde, découvrir certains de ses secrets. C'est comme ça que je le découvris lui. Cénarius. J'avais lu des tas de livres sur ce demi-dieu. J'avoue que c'était devenu presque une passion. Je savais qu'il était en vie.
Un jour alors que je m'enfonçais plus profondément dans la forêt, seule, je vis à travers des feuilles d'arbres d'abord un immense cerf. En voulant m'approcher discrètement pour mieux l'observer, je m'aperçus que le torse était humain. Mon coeur battait violemment dans ma poitrine. Je le rencontrais enfin. Je restais cachée. Je ne sais pas s'il me vit ou non, mais il fit comme si je n'existais pas.
Je partis, j'avais comme un sentiment de peur. Je ne dis rien à mes compagnons de voyage.

Nous devions rester plusieurs jours pour des fouilles archéologiques. Alors tous les soirs, je me rendais là où je l'avais vu. Très souvent il dormait, il rêvait. Il devait être dans le monde d'émeraude, le monde des songes, comme j'avais pu le lire.
Un jour, il ouvrit les yeux alors qu'il ne l'avait jamais fait auparavant, s'approcha de mon poste d'observation, et souleva les feuilles qui me cachaient. Je sentis le sol se dérober sous mes pieds, je crus mourir. Il était là, en face de moi. Créature divine.

Il baissa la tête pour arriver jusqu'à mon visage. Je fermai les yeux, j'avais peur. Allait il me rejeter me privant de toute occasion de le revoir?

Faith 

jeudi 27 avril 2017

Story #1.9 - le monde du dragon


le monde du dragon


**suite**

L'homme à la peau bleu, le dragon, se leva après avoir raconté toute l'histoire et posa une main sur le front du loup géant.

Celui ci se souvint de tout, il reprit sa forme humaine, celle d'un mage puissant. Il n'était pas qu'un simple homme. Il avait erré pendant tant de siècle sur cette terre, il avait partagé certains savoirs avec les humains, il leur avait légué la connaissance. Il comprenait le langage des dieux car il était un dieu. Il était même le dieu des dieux.

La jeune femme était l'enfant des dragons, elle ne connaissait pas sa destinée, ce qu'elle devait exactement faire, en quoi son statut de demi dragon pouvait lui apporter quoique ce soit.

Le dragon lui expliqua simplement qu'elle n'était pas la seule enfant de dragon. Elle devait les retrouver et apaiser le monde. Lui s'occuperait de réveiller et de raisonner ses frères.

Elle comprit. Sa quête ne faisait que commencer.

Grâce à une armure bleu nuit en écaille de dragon elle devint intouchable, elle parcourut le monde entier. Elle retrouva ses frères et sœurs un à uns. Elle n'eut qu'à toucher leur front pour leur transmettre les informations.

Les dragons se réveillèrent petit à petit, certains restèrent sous forme de pierre. Mais grâce au dieu des dieux et aux enfants des dragons, leur vie n'était plus en danger et purent enfin refaire des œufs.

Il eut quelques guerres mais l'ordre était rapidement rétabli.

La jeune femme vécut plusieurs centaines d'années. Son nom resta dans l'histoire, elle était la première d'une nouvelle génération qui se rependit dans le monde aux bienfaits de tous.


Fin


Faith

samedi 22 avril 2017

Story #1.8 - le monde du dragon


le monde du dragon


**suite**

Le Dragon s'arrêta près de la rivière qui les avait corrompus mais qui les avait rendus plus résistants à la magie des humains et plus intelligents.

Il dépose son enfant près de la berge. Il se transforma en humain pour plus de facilité. De l'autre côté de la rivière il ne vit pas tout de suite mais un humain était là. Il les observait.

Il était grand, avait les cheveux argentés malgré un visage jeune et des traits fins. Il portait un robe longue et blanche comme les mages humains et tenait dans sa main droite un immense bâton travaillé et sculpté. Au sommet du bâton pendait plusieurs breloques fabriquées avec les pierres sacrées de la rivière.

L'humain marcha sur l'eau pour les rejoindre de façon très naturelle. Le Dragon ne dit rien et le laissa faire. L'humain passa une main sur le front de l'enfant. La petite fille s'arrêta de pleurer. Elle eut un frisson et sa peau devint bleue une fraction de seconde.

Le mage donna au Dragon une gourde remplie de lait et des langes propres. Il lui expliqua qu'ils ne manqueraient de rien pendant les premières années de la petite fille.

Le jeune père se pencha sur son enfant et quand il tourna la tête vers l'humain pour le remercier il avait disparu.

Le Dragon s'occupa donc de sa fille pendant les quatre premières années.

Un soir, il vit l'humain aux cheveux argentés arrivait précipitamment dans sa caverne. Il était paniqué, il était effrayé, il lui eut des propos incohérents.

Tout ce que le Dragon comprit c'est que les villageois l'avaient retrouvé et qu'il devait fuir. Mais sa fille ne pouvait le suivre. Et si l'humain se faisait capturer il ne pourrait pas non plus la protéger.

Dans la précipitation le Dragon créa une clairière magique qui serait éphémère. Il ramena par la magie une pierre de la rivière de la vie et une feuille de l'arbre des dieux. Il les confia à l'humain. Il lui expliqua que ceci permettrait qu'ils soient cachés aux yeux du monde tant qu'ils resteraient dans la nature et qu'ils ne s'approcheraient pas des villes.

Mais l'humain lui expliqua que dans son village il avait femme et enfants qu'il ne pouvait abandonner. Il était sur cette terre depuis des siècles grâce à la magie et avait pu enfin trouver l'amour. Il pourrait peut être ramener la petite fille comme une enfant perdue qu'il pourrait adopter.

Le Dragon savait que c'était quelque chose de trop risquer. Il ne voulait pas qu'un jour on découvre ce qu'elle était. Il prit une décision grave. Il posa la main sur le front du mage. L'humain se changea petit à petit en loup géant et au fur et à mesure de sa transformation ses souvenirs disparurent et furent remplacer par la vie d'un loup.

Quelques minutes plus tard, le souvenir de la vie du mage aux cheveux argentés avait disparu. Il modifia les souvenirs de sa fille, il lui fit croire qu'il avait disparu et abandonné, il espérait qu'elle lui en veuille tellement qu'elle ne penserait jamais à le retrouver. Il n'arriva pas à s'effacer de sa mémoire totalement. Après tout elle était l'enfant d'un Dragon.

La nouvelle race.

Un héritage des dieux et des dragons.


Faith

Story #1.7 - le monde du dragon


Le monde du dragon


**suite **

Il y a fort longtemps, les dieux vivaient en paix avec les Dragons. Ils étaient leurs égal et chaque peuple se partageait équitablement la terre.
Les dragons préféraient les paysages de montagne et les dieux les plaines.

Un jour les dieux créèrent la race humaine pour les remplacer dans l'entretien des terres. Ils s'intéressaient de plus en plus à leur place dans l'espace et l'univers. Ils devenaient de plus en plus puissants et de plus en plus forts.

Donc ils laissèrent leurs enfants gérer leur vaste royaume.

Mais en les créant avec hâte, ces nouveaux êtres avaient des défauts. Ils voulaient toujours plus de place, avaient peur de l'inconnu donc le combattaient farouchement. Ils se mirent donc à chasser et à tuer les Dragons.

Les dragons à l'origine pacifiques, doués de magie, se défendirent. Pour se renforcer ils burent dans la rivière de l'arbre de vie. Ce qui leur avait été défendu. Ils finirent par se corrompre et attaquèrent toute vie humaine.

Mais les humains étaient, pour certains, de fins stratèges, de plus ils étaient en nombre massif. Quelques êtres étaient doués également de magie, c'était ceux qui avaient le plus de sang de dieux dans les veines, disait on. C'était ceux qui avaient étudiés les écritures sacrées, qui étaient intelligents mais faibles en combat.

Certains jeunes dragons furent réduits en esclavage et tuer une fois trop grand. Les humains attribuaient des vertus à chaque partie du corps d'un dragon et en faisaient un fructueux commerce.

Les Dragons furent réduits à un nombre dérisoire, beaucoup se cachèrent et firent beaucoup moins d’œufs de peur qu'on ne leur prenne. Au fil des siècles, les Dragons réussirent à prendre forme humaine. Mais leur peau les trahissait. Elle restait de la couleur de leurs écailles. Certains en profitèrent et se firent élire dieu à la place des dieux.

C'est ainsi que parfois, des villages entiers étaient ravagés. Mais cela amenait une nouvelle vengeance de la part des humains et tuait encore plus de dragons.

Les différents de Dragons se réunirent et décidèrent de stopper la guerre, de ne plus jamais avoir à faire aux humaines. Ils disparaîtraient du monde. Ils partirent pour les pics les plus hauts, les plus enneigés, les plus reculés du monde. Ils s'endormirent d'un sommeil profond en prenant la couleur de la roche et de la neige des montagnes. Beaucoup ne se réveilleraient jamais. Certains firent une couvée en l'espace de cent ans, mais trop faibles pour les élever, les jeunes dragons ne survécurent pas.

Un petit groupe de Dragons ne put supporter d'être ainsi oublié. Ils perfectionnèrent leur capacité à se transformer en humain.

Au fil des années et des siècles, les Dragons devinrent des mythes pour les humains. Certains même se mirent à secrètement les vénérer et souhaiter leur retour. C'est dans ce contexte que les Dragons devenus presque humains entrèrent dans l'histoire.

Une rumeur raconte qu'une de ses créatures tomba éperdument amoureux d'une femme humaine. Ils s'aimeraient tellement qu'un jour la femme eut un enfant de lui. Sa grossesse fut cachée aux yeux de tous et lors de son accouchement elle était seule avec lui.
Dans un dernier souffle, elle donna la vie à une petite fille. La femme mourut sur son lit de couche après avoir vu son petit visage.

Le Dragon à la peau bleue emporta l'enfant loin du village.

Il la sauva, car au moment des premières contractions les parents de la jeune femme ne purent se retenir de divulguer l'événement qui allait se produire. Leur fille allait accoucher d'un monstre et ils pourraient tuer la bête qui avait souillé le corps de leur douce et belle.

Les villageois étaient arrivés trop tard.

Le Dragon aux écailles bleues s'arrêta dans la plus dense des forêts. Il était exténué. Le bébé allait mourir de faim.

Faith


Story #1.6 - le monde du dragon


Le monde du dragon


**suite **

Leur marche dura plusieurs jours, elle fut pénible et difficile. Mais le loup constata que la jeune femme ne se plaignait pas.
Ils devaient passer par des cols enneigés pour rejoindre le sommet du pic le plus haut.
Le loup se demandait comment ils allaient faire. La jeune femme n'avait pas d'habit chaud, elle allait mourir.
Elle comprit les interrogations de son ami et lui dit que depuis qu'elle avait le bâton elle ne ressentait ni le froid, ni le chaud, ni la faim, ni la soif. Ce bâton magique les aiderait à arriver vivants au sommet.
Le loup lui fit confiance mais se demanda comment il allait faire face à un dragon...

Ils étaient presque au sommet, toute végétation avait disparu depuis un moment, ce n'était plus que roche glacée et neige. Le loup sentit une présence sombre au dessus d'eux.
Il tourna la tête vers le ciel. En une fraction de seconde il sauta sur son amie humaine et la plaqua dans la neige. Son pelage se confondait à présent avec la neige et il la camoufla.

Il espérait que le dragon ne les ai pas vus.

Il se risqua à regarder à nouveau. Il avait disparu. Le loup se releva et aida son amie à faire de même. Elle était assez en colère mais comprit son geste. Ils continuèrent leur difficile ascension. Ils étaient enfin au sommet. Le vent glacial rugissait de plus en plus fort.

Une caverne était creusée dans la roche, le loup proposa qu'ils s'y arrêtent pour voir ce qu'il se passerait. D'après la vieille sorcière c'est ici qu'ils auraient leurs réponses.

C'est à la tombée de la nuit qu'ils entendirent des bruits d'ailes proche de la grotte où ils s'étaient abrités. Aucun d'eux ne regarda à l'extérieur. Ils virent une ombre passée près d'eux. Ce n'était pas un dragon mais une forme humaine.
La personne s'arrêta à leur niveau. Tout ce qu'ils virent ce sont ses yeux. On aurait dit un ciel rempli d'étoiles.

D'un claquement de doigt il alluma des torches qui étaient fixées sur les parois de la caverne.

Elle le reconnut. Lui. Le dragon qui l'avait élevé. Elle eut une réaction de colère. Elle courra vers lui et tenta de l'étrangler.

D'un simple geste de la main il la repoussa avant même qu'elle ne l'atteigne.

L'homme à la peau bleue lui demanda de se calmer. Il regarda intensément le loup comme s'il dévisageait un vieil ami qu'il n'avait pas vu depuis des années.

L'homme dragon s'assit à même le sol, fit apparaître un foyer et en passant la main par dessus un feu s'alluma. Il invita ses hôtes surprises à s'installer.

La jeune femme, toujours en colère, s'assit et poussa un grognement. Le loup prudent resta près d'elle.

L'homme tendit la main et demanda la pierre et la feuille. Elle refusa, elle voulait des réponses d'abord! Elle voulait savoir pourquoi il l'avait élevée puis abandonnée.

Le loup resta silencieux mais il avait des questions lui aussi.


Faith 

samedi 11 mars 2017

Interlude #2 - La cage est ouverte



Lorsque son pied toucha le sol, la terre se craquela et un liquide noir se répandit tout au long des fissures.
Il eut un sourire malfaisant, un sourire d'une blancheur divine. Ses longs cheveux noirs flottèrent autour de lui grâce le souffle provoquait par sa libération.
Ses yeux d'un vert perçant se posa sur ce nouveau monde à conquérir.

Il se demandait si son Père le regardait.

Sa chère fille s'était sacrifiée pour lui. Elle avait plongé dans les enfers les plus profondes en entraînant l'âme la plus pieuse qu'elle pouvait trouver sur cette sainte Terre. L'esprit de cet homme avait plongé avec elle, il en était devenu fou et avait commis les pires atrocités qu'il s'était juré de ne jamais commettre de son vivant.

Elle avait déverrouillé sa cage par son sacrifice.

Il sourit en pensant que son Père lui avait tout de même laissé une porte de sortie malgré ce qu'il avait fait à ses enfants, à son fils, à son propre nephalem.

Il était remonté à la surface, cela avait pris du temps mais il y était arrivé. Maintenant il assouvirait sa vengeance.

Il huma cet air rempli de souffre, mais par delà cette odeur il sentit quelque chose de pourri dans ce monde. Les cafards qui avaient grouillé sur cette terre n'avaient donc pas tardé à s’entre-tuer... Il n'aurait donc aucun mal à corrompre quelques âmes supplémentaires et à réduire ce monde en cendre.


Faith

mercredi 8 mars 2017

Story #1.5 - le monde du dragon



Le monde du dragon

*** suite ***

Le loup et l'humaine se secouèrent en même temps pour enlever le surplus d'eau. L'humaine pressa fortement ses vêtements de cuir et sa fourrure. Ils continuèrent de marcher dans la direction du cerf blanc.
L'humaine s'arrêta pour prendre un grand bâton noueux, à son bout  il y avait des breloques attachées. Différentes pierres précieuses étaient reliées par des lanières de cuir solides. Elle lui dit qu'elle le prenait, peut être qu'il appartenait à quelqu'un qui habitait sur leur route.
Ils ne tardèrent pas à repérer de nouveau le magnifique cerf. Il était par delà de jeunes sapins. Il s'enfonçait doucement dans la forêt qui redevenait sombre.

Le loup ouvrit la marche. Ils ne tardèrent pas à remonter vers la montagne, le cerf rentra dans une grotte juste au flanc de la roche. Le loup demanda à l'humaine de rester prudente et de ne pas faire n'importe quoi, il l'informa qu'il rentrerait le premier dans la grotte pour s'assurer qu'il n'y ait pas de danger. L'humaine lui montra son bâton et lui dit qu'elle pouvait se défendre avec ça. Il lui rappela qu'elle n'avait ni crocs ni griffes contrairement à lui. Elle soupira et leva les yeux au ciel.

La caverne était sombre et humide, on entendait le cliquetis de l'eau ruisselante des parois. Une partie de la rivière venait s'arrêter ici. Le loup aperçut une faible lueur au fond de la grotte et la suivit. Il s'aperçut que les murs portaient des gravures de runes identiques à celles trouvaient sur les galets de la rivière. Cela semblait raconter une histoire, mais il ne souvenait plus exactement des significations de ces symboles antiques. Il s'approcha de la lumière. Il vit une ombre bougeait. Il retroussa les babines, hérissa son poil et plaqua ses immenses oreilles.

Une voix d'une vieille femme sombre et grave lui demanda d'approcher à lui et sa compagne. D'un bref coup d'oeil derrière lui il vit que son amie l'avait suivi malgré ses recommandations. Elle n'écouterait donc jamais un vieux sage. Il secoua la tête en se disant que jamais sa race n'écouterait ceux qui savent et que jamais ils ne survivraient longtemps. Heureusement qu'ils avaient la capacité de faire plusieurs petits par couple!

L'humaine s'avança vers la vieille femme comme si elle la connaissait depuis longtemps. La femme portait une robe grise en haillon. Sur ses épaules étaient empilées une vieille peau de loup blanc qui par le temps était devenue grise et décharnée. Quand elle vit le regard du loup, elle lui expliqua que le loup était déjà mort quand elle avait ramassé la peau. Autour de son cou pendait plusieurs pierres sombres. A la lueur du feu, ils virent des runes gravées dessus.
La jeune femme lui demanda si elle savait ce que signifiait ces symboles. L'ancêtre eut un rire de dément qui résonna dans toute la caverne. Elle lui dit qu'elle ne lui enseignerait pas le langage des dieux.

Il sentit sa compagne s'agaçait. La vieille femme jeta une poudre dans le feu. Et l'être bleu dont elle parlait depuis longtemps, apparu. Effectivement il avait tout des dragons qui se changeaient en humain. Sa peau était bleue, couverte de tatouages noirs, ses yeux étaient d'un bleu scintillant et il avait des pupilles de serpent. Ses cheveux longs étaient noirs avec des reflets bleus, tels les plumes d'un corbeau. La jeune femme se releva d'un bon et dit au loup que c'était celui qu'elle avait connu quand elle était petite fille!
Elle se retourna vers la vieille femme et lui demanda comment elle avait su et surtout si elle savait où il était. La sorcière lui montra le bâton qu'elle avait ramassé de son doigt décharné et lui dit qu'il pourrait lui indiquer le chemin.

Puis elle lui montra le loup et l'informa qu'il en savait plus qu'il ne voulait le dire sur ce dragon. Pourtant l'animal n'avait aucun souvenir d'un homme comme lui. Il savait juste que c'était un dragon sous ses traits d'humains rien d'autre.
Après ces paroles la sorcière leur demanda de partir et leur indiqua qu'ils devaient trouver le pic le plus haut, c'est ici qu'ils auraient leur réponse.



Faith

jeudi 23 février 2017

Interlude #1 - Les nephalem


Nephalem


Il avait un autre projet, il les avait crées et les avait laissés vivre pendant quelques temps, une fraction de seconde pour lui.

Lui, il trouvait ses créations tellement futiles et inutiles alors que lui et ses frères étaient des êtres parfaits! Ils gardaient le contrôle de leurs émotions, ils ne mourraient d'aucune maladie, de faim, de soif et ne se faisaient pas perpétuellement la guerre. 
Mais leur père avait décidé de faire une expérimentation. Il voulait être vu des humains. La seule chose, c'est que s'il se montrait tel qu'il était, les primates peuplant la Terre mourraient instantanément devant lui... 
Au final il ne sut pas quel était son projet. 

Il continuait ses journées ainsi, il marchait sur les nuages à observer de temps en temps ces êtres qui gesticulaient. Il se demandait pourquoi son père les observait encore, pourquoi il s'embêtait à en rapprocher certains. Mais il ne devait pas poser de questions, pourtant on aurait dit un enfant qui jouait avec des poupées.
Il se demandait pourquoi il ne le regardait plus, lui qui était si fort, si grand et si majestueux. Il était le plus beau d'entre tous ces enfants. Il avait de longs cheveux noirs et lisses qui flottaient dans le vent, il avait les yeux d'un vert étincelant, son visage très masculin avec une mâchoire carrée, des pommettes hautes et saillantes.
Il était le plus grand d'entre tous d'au moins une tête. Son torse fort et musclé, comme tout le reste de son corps était imberbe, ce qui laissait une peau lisse et douce. Ses ailes étaient d'un blanc éclatant et chacune de ses plumes étaient parfaites.  
Son odeur était envoûtante, sa voix sombre et grave. Il dégageait une forte aura séductrice et il le savait, il en abusait au près de ses frères pour obtenir ce qu'il voulait.
Il n'était pas que magnifique, il était également très intelligent et savait que toutes les émotions qu'il n'aurait dû éprouver telles que la passion, la colère, la jalousie, il devait les garder cachées.
Il lui arrivait d'avoir envie d'user et abuser de ses pouvoirs pour brûler ses insectes qu'observait son père.

Il n'était pas là  le jour où ça arriva. Tout ce dont il se souvenait c'est que sa rage s'était déchaînée et qu'il avait tué plusieurs de ses frères d'un seul coup de main! Ce n'était que ses petits frères, les derniers qu'il avait crée avant de les faire eux, les humains.
Il était interdit! Interdit d'en créer un comme ça! Son père s'était abaissé à ça! Il avait commandé à un de ses frères de rendre visite à une jeune humaine et de la féconder! Il s'était quelque peu mêlé à lui pour qu'il puisse se réincarner en cet enfant.
Son frère avait donc partager la couche d'un couple d'une jeune vierge et son vieil époux et dans la nuit lui avait mis un fils dans le ventre.

Il avait créé un Néphalem!

Un être moitié humain moitié divin. 

Il leur avait défendu, interdit d'aller se reproduire avec ses créations ou de se reproduire entre eux, ils devaient rester tels des statues de glace.

Il ne se contint plus. 

Son père se retourna enfin vers lui et ne le comprit pas. Il était un être parfait.

Pas assez parfait pour lui apparemment! Il ne les admirait plus, il les laissait là, il les avait abandonnés au profit de vermisseaux insignifiants.

Pourtant il lui répéta que c'était son favori, il ne comprenait pas sa réaction.

Il le voyait rassembler les bouts de ses jeunes frères pour les recoller et les ressusciter. Son père lui ordonna de partir un peu plus loin pour se calmer, il ne voulait pas se disputer avec lui. Il n'avait pas à remettre en cause ses choix.

Malheureusement, sa colère ne descendit pas! Il ne put s'empêcher de remarquer que ce fils, ce nephalem, avait encore plus d'importance que tout. Il avait grandi, il avait répandu sa parole.

Un cri terrifiant déchira le ciel.

Il ne tint plus. 

Il échappa à sa surveillance divine et aux yeux de ses frères et il descendit sur Terre, parmi les mortels. Il avait élaboré ce plan depuis fort longtemps mais il s'était convaincu depuis peu que c'était le seul moyen pour le ramener à la raison.

Le véhicule humain qu'il choisit lui ressemblait trait pour trait. Il n'eut donc aucun mal à trouver une femelle. Enfin il n'en trouva pas qu'une. Beaucoup de ces femelles voulaient goûter à ses charmes. Il s'avoua que les plaisirs charnels étaient une des choses qu'il aurait aimé découvrir beaucoup plus tôt.

Il finit par se constituer un harem, on lui vénéra un culte. Mais l’œil divin ne vint toujours pas l'importuner. Il était braqué sur ce gringalet aussi insignifiant qu'un mulet.

Il ne tarda pas à avoir un fils. Il laissa quelques instructions sur un bout de parchemin qu'il confia à la mère et lui demanda de lui remettre à l'âge de 20 ans. La femme ne sut lire le parchemin, c'était écrit en langage divin, seul son garçon pourrait le lire même s'il ne l'avait appris.

Il reprit sa forme originel et repartit d'où il venait.

Il put constater que son père ne regardait plus son dernier rejeton si important pour lui mais bien ce fils qu'il avait aimé plus que tout et qui venait de le trahir.

Il était à la fois en colère, déçu et triste. 

Mais de voir tant de désinvolture de sa part, son père ne ressentit bientôt plus que de la haine et de la colère. Il l'enchaîna à un énorme rocher avec des chaînes divines. Le serpent maléfique qui avait tenté la première femme sur Terre faisait couler son venin mortel sur son visage.
Et il fut demandé au plus vieux de ses frères de lui arracher ses ailes.

Il n'eut jamais aussi mal de sa vie. C'était au delà de la souffrance.

Une fois que ces ailes furent arrachées on le détacha et on le laissa tomber sur Terre.

Il traversa le monde et atterrit dans la plus glaciale des prisons.

Il se retrouva en cage.

A travers ses barreaux qu'il ne pourrait franchir il laissa couler de son sang qui se mélangea à la terre rouge et noir qui entourait sa geôle. De ce sang naquit les premiers démons qui devinrent ses yeux et ses oreilles sur Terre.
Il sut ainsi que son garçon avait tué son fils à lui. Il avait tenté de le ressusciter mais en vain. Pourtant on l'informa que cela avait permis à son père d'avoir encore plus d'influence sur les humains...
Il ne pouvait le tolérer. 

Quelques temps plus tard, sa première fille, son premier démon l'informa qu'elle avait tout fait pour que son culte à lui soit bien encré dans la tête des hommes. 

Elle ferait tout pour le libérer et libérer le chaos sur Terre.

Elle provoquerait l'apocalypse.


Faith

jeudi 16 février 2017

Story #1.4 - le monde du dragon

Le monde du dragon

*** suite ***

Le loup et l'humaine suivirent la rivière tant bien que mal. Ce n'était pas toujours facile avec les arbres qui poussaient sans aucun ordre autour.
Le sol était recouvert de feuilles dorées, le loup constata que les arbres s'étaient quelques peu déplumés et que ça serait bientôt l'hiver. Mais le soleil était encore présent, cela rendait le décor idyllique. On aurait dit qu'ils marchaient réellement sur de l'or. Les arbres étaient des boulots et de jeunes châtaigniers, on pouvait donc voir clairement devant soi.

Il ne savait pas si la jeune femme avait pris le temps d'admirer le paysage. Mais il était rare de voir autant de beauté dans cette forêt.

Au fur et à mesure, les arbres qu'ils rencontrèrent, étaient plus vieux, mais leur écorce était toujours aussi claire et leurs feuilles toujours aussi dorées.
Le loup regardait tout autour de lui et lui décrivait la beauté qu'il voyait, les odeurs qu'il sentait. Mais il n'entendit que des pas rapides devant lui. Il vit la longueur chevelure de l'humaine flottait derrière elle.
Il la vit courir et lui hurlait de venir. Elle disparut de son champs de vision. Le loup se précipita vers les cris de sa compagne.

Il s'arrêta net. Elle était à genoux, il sentit sa respiration s'accélérait. Il le vit. L'arbre. L'arbre de la vie. Il ne savait pas si c'était réellement lui mais en tout cas il ressemblait au description que des voyageurs lui avaient raconté.

Son tronc faisait la taille de plus de dix chênes centenaires. Ses racines faisaient la taille d'une grande maison d'humain et certaines plongeaient dans la rivière qui était devenue transparente et scintillait comme un diamant.
Ils virent le début des branches à une centaines de mètres mais comme pour les racines, leur circonférence était adhérents pour un arbre. A son pied, il n'y avait aucune feuille, le sol avait l'air meuble. Ils ne le virent pas tout de suite mais il y avait un magnifique cerf blanc qui buvait l'eau de la rivière près de l'arbre. Quand il releva la tête et vit l'humaine et le loup géant, il ne bougea pas et continua à les observer.
L'animal finit par partir quand sa soif fut étanchée.

L'humaine était arrivée à son premier but. Elle pensait qu'il se passerait quelque chose. Et à part voir le cerf blanc, il n'y avait rien de particulier. Elle ressentait une atmosphère étrange, le loup lui comprit qu'ils étaient sur un site magique.
Il était intrigué par ce cerf blanc et proposa à la jeune femme de le suivre.

Elle se demanda si c'était raisonnable de traverser la rivière, car elle paraissait profonde et n'avait pas envie d'être corrompue ou transformée en monstre. Le loup se montra téméraire pour une fois et traversa la rivière le premier. La jeune femme le suivit.
Elle s'arrêta au milieu de la rivière, intriguée par la forme d'une pierre. Elle fouilla dans sa besace et attrapa le caillou qu'elle avait gardé.
La forme était exactement la même. Normalement aucun caillou ne devrait se ressembler, mais là ils étaient identiques. Elle regarda tout autour d'elle et dit au loup que toutes les pierres se ressemblaient.
Le loup ne l'avait pas remarqué, mais il dût constater que c'était exact.

Elle regarda attentivement ce qu'elle avait dans la main. Elle vit une microscopique inscription sur la pierre, elle était incapable de savoir ce que c'était. Une sorte de rond avec point en son centre et une barre transversale qui le séparait en deux.
Elle remit la pierre dans son sac et voulut regarder sur d'autres voir s'il y avait une inscription identique. Elle n'osa pas retirer une pierre de la rivière. Elle plongea donc la tête sous l'eau et très délicatement, souleva une pierre.
Elle dût s'y reprendre à plusieurs fois pour voir si c'était le même signe. Elle constata que l'inscription pouvait être différente.

Elle décrit ce qu'elle avait vu sur quelques pierres au loup. Elle lui montra celle qu'elle possédait également, une fois qu'ils eurent traversé la rivière. L'animal géant lui dit qu'il ne connaissait pas ces signes. Mais en réalité il les avait bien reconnus. C'était une langue qu'il n'avait plus vu depuis des milliers d'années.

Il se savait pas exactement si c'était des légendes, mais personne ne connaissait exactement d'où venait cette écriture. Certains disaient que c'était la langue des premiers hommes, d'autres que c'était les dieux qui avaient laissé une trace de leur passage et enfin certains affirmés que c'était tout simplement la langue des dragons.
Mais il avait pu constater que bien souvent les dragons n'écrivaient pas, ils transmettaient leur savoir lors de la conception des oeufs ainsi par des histoires qu'ils se racontaient.
Il n'y avait qu'un livre très ancien qui contenait les caractères que lui décrivait l'humaine.
Mais il avait disparu des mémoires d'hommes.


Faith