Cénarius
Cénarius est un demi-dieu, il est le
protecteur du monde des rêves. Ce que peu de monde sait, c'est qu'il
peut changer de forme à volonté. Le haut de son corps est
sensiblement le même que celui d'un elfe de la nuit, avec d'immenses
bois de cerf au sommet de son front, mais le bas de est celui d'un
cerf. Cela fait partie de son héritage.
Il se sent si proche des elfes de la
nuit, qu'à force d'observation il a pu se changer en l'un d'entre
eux. Quand il veut se mêler aux populations d'Azeroth il peut
revêtir la forme d'un elfe de la nuit à la peau violet sombre et
aux longs cheveux noirs. Il pourrait avoir de longs cheveux
d'argents, mais il aimait bien les cheveux noirs, qui changeait de
l'habiutelle chevelure elfique aussi vert que le fond de la forêt ou
argentée comme la lune.
C'est en l'observant, discrètement
(même si je pense qu'il savait que j'étais là) que je tombais
follement amoureuse de lui. Je ne faisais pas parti du peuple qu'il
affectionnait tant depuis des milliers d'années. Mais j'avais des
ascendances elfiques. Mon père était humain et ma mère était une
elfe à la peau très claire, aux cheveux de la couleur du miel, et
aux yeux de la couleur des premières feuilles du printemps.
Mon père je m'en souviens vaguement.
Il avait les cheveux et la barbe noirs... je ne me rappelle que d'une
chose, quand il est parti. J'étais très jeune, il portait une
armure d'argent. Je me souviens qu'il nous a dit "je pars pour
sauver notre monde du fléau".
Je n'avais pas compris ce qu'il disait.
Mais quand il ne revient pas ... Je vis ma mère rester à se faner
près de la fenêtre du salon à regarder l'horizon, je compris. Ma
mère aurait dû vivre encore des années. Les elfes, quelles que
soient la couleur leur peau ou leur origine sont censés vivre
beaucoup plus longtemps que les humains ou toute autre race du monde.
Je dis adieu à ma mère sur sa tombe
et je partis de ma maison. Je partis explorer le monde. Je n'étais
jamais allée au-delà de l'orée de la forêt. Ma mère me
l'interdisait. Le monde était hostile pour moi, c'est ce qu'elle me
répétait tous les jours. En voyageant je compris qu'effectivement,
le mélange de race n'était pas courant, et il dérangeait. Je
n'étais ni elfe, ni humaine, j'étais les deux. Je n'avais ma place
nulle part.
Mais cela ne m'empêcha pas de trouver
des gens qui m'acceptèrent. Avec eux, je pus encore plus voyager et
observer le monde, découvrir certains de ses secrets. C'est comme ça
que je le découvris lui. Cénarius. J'avais lu des tas de livres sur
ce demi-dieu. J'avoue que c'était devenu presque une passion. Je
savais qu'il était en vie.
Un jour alors que je m'enfonçais plus
profondément dans la forêt, seule, je vis à travers des feuilles
d'arbres d'abord un immense cerf. En voulant m'approcher discrètement
pour mieux l'observer, je m'aperçus que le torse était humain. Mon
coeur battait violemment dans ma poitrine. Je le rencontrais enfin.
Je restais cachée. Je ne sais pas s'il me vit ou non, mais il fit
comme si je n'existais pas.
Je partis, j'avais comme un sentiment
de peur. Je ne dis rien à mes compagnons de voyage.
Nous devions rester plusieurs jours
pour des fouilles archéologiques. Alors tous les soirs, je me
rendais là où je l'avais vu. Très souvent il dormait, il rêvait.
Il devait être dans le monde d'émeraude, le monde des songes, comme
j'avais pu le lire.
Un jour, il ouvrit les yeux alors qu'il
ne l'avait jamais fait auparavant, s'approcha de mon poste
d'observation, et souleva les feuilles qui me cachaient. Je sentis le
sol se dérober sous mes pieds, je crus mourir. Il était là, en
face de moi. Créature divine.
Il baissa la tête pour arriver jusqu'à
mon visage. Je fermai les yeux, j'avais peur. Allait il me rejeter me
privant de toute occasion de le revoir?
Faith




