mercredi 7 juin 2017

Le ballon




Une journée comme les autres à Hurlevent. Faith Vaude s’étira les muscles en sortant de son heure de méditation à la cathédrale. Elle essaya de se réveiller du mieux qu’elle pouvait. Normalement la prière et la méditation étaient quelque chose de très important chez les paladins, Faith le savait, elle était d’ailleurs une des plus pieuses paladines. Mais pourtant ces temps-ci elle avait vraiment du mal à dormir. Ces heures de méditations se transformaient souvent en heures de sieste.

Il faut dire cela faisait plus d’une semaine qu’elle s’occupait des enfants à l’orphelinat et qu’elle devait souvent consoler les jeunes après leurs cauchemars. Elle entendait tellement de pleurs que même à la sortie de la cathédrale elle en entendait encore. 
Pourtant les enfants étaient sortis, ils devaient visiter la forge au quartier des nains. Elle se dit que peut-être un avait été puni et avait du rester. Pourtant les gens qui s’occupaient de l’orphelinat – qui était juste à côté de la cathédrale – n’étaient pas très sévères avec eux. Après toutes les épreuves qu’ils avaient dû endurer…

Faith secoua la tête, elle devait passer prendre, au port, des membres du Cercle. Le chasseur Remyy et la druidesse Solstisse gardienne de l’été. Ils venaient en provenance de l’Exodar, le pays des Draeneï, là où résidait leur chef, la jeune Screen.
Faith avait invité les deux elfes de la nuit à prendre un verre à la table des nains.
Elle descendit les marches menant au port et tous les trois, remontèrent à la cathédrale. Faith crut encore à des hallucinations de pleurs d’enfants quand Solstisse dit d’une fois calme et douce :

- On dirait qu’une petite fille pleurs, non ?
- Pff, peuvent pas les surveiller, marmonna Remyy
- C’est pas un tour de mon esprit ! s’exclama Faith.
Le chasseur tendit l’oreille et grâce à ses capacités ils purent vite retrouver l'origine du son. C’était une petite fille draeneï qui pleurait seule, juste derrière l’orphelinat.
- Tu t’es perdue ? demanda Faith en se penchant vers elle et lui posant une main douce sur l’épaule.
- Non noon, c’est ... , la petite se remit à pleurer de plus belle
- Qu’est ce qu’il se passe ? pourquoi pleures tu autant ? tenta la jeune druide Solstisse
- Mes … mes ballons, j’ai perdu mes ballons, sans eux je ne pourrais jamais aller jusqu’au ciel et.. et jouer… jouer avec les nuages.
- Des ballons ? tu veux que l’on retrouve tes ballons ? demanda la paladine
- Vous feriez ça pour moi ? dit la petite fille qui commençait à retrouver le sourire
Les deux femmes lui rendirent son sourire, la jeune draeneï se tourna vers le chasseur qui était resté en retrait.
- Vous feriez ça pour moi, Monsieur ? demanda-t-elle
L’elfe bougonna et finit par accepter par un soufflement, et le fait qu’il leva les yeux.
Les deux elfes et l’humaine parcoururent Hurlevent. Ce ne fut pas simple, beaucoup de ballons s’étaient mis dans des endroits improbables et presque inatteignables. Mais en peu de temps ils les retrouvèrent et lui rendirent.
La petite fille rigola très fort et se les attacha vite autour de la taille.
- Aller maintenant, petits ballons je voudrais voir les nuages !
Une légère brise se forma sous les pieds de l’enfant et petit à petit elle s’éleva dans le ciel. Elle rigolait, elle était à nouveau heureuse.



Cela n’inquiéta pas les trois compagnons, en les attrapant ils avaient compris que ces ballons regorgeaient de magie et que lorsque elle voudrait redescendre ils la poseraient tranquillement à l’endroit où elle voudrait. 
C’est peut-être mieux qu’un dragon comme monture, pensant la paladine. Ils saluèrent la draeneï et repartirent en direction du quartier des nains pour voir leurs amis du Cercle et leur raconter leur drôle d’aventure.

Faith


Ps : le dessin a été fait par mon bro' quand j'étais encore dans l'alliance et cette quête a réellement existée dans le jeu World of Warcraft

dimanche 4 juin 2017

Enfant de la forêt #5



Enfant de la forêt


**suite**

Ce ne fut que des centaines d’années plus tard, après être devenue éternelle et oracle que je compris qui était cette créature, c’était effectivement un troll se cachant dans les bois sombres et n’aimant pas la lumière du soleil, je ne savais pas s’il avait vécu autant que moi.

L’homme en bleu n’était rien que mon propre frère, quand il était né sous forme humaine ma mère ne savait pas que ce n’était pas mon père qui l’avait mise enceinte mais un dragon bleu sous forme humaine, avec l’adolescence mon frère et ma famille avait vu des tatouages noirs se traçaient sur sa peau ses cheveux roux se fonçaient et sa peau devenir bleue. Il avait été également abandonné sans rien près de la même forêt où ils avaient laissé, ils avaient dit à tout le monde qu’il était parti faire son apprentissage chez un maître bûcheron. Quelques années plus tard ils avaient prétendu qu’il s’était trouvé une femme, la fille du bûcheron et qu’il vivait chez eux.

Pour moi personne ne connaissait mon existence, je devais rester cacher, mais peu de temps après je fus oracle, ma sœur jumelle se fit mordre par un étrange individu alors qu’on sortait la nuit. Sa peau devint cendre et ses canines se firent longues et pointues. Elle avait qu’une envie boire du sang. Elle craignait également la lumière du soleil. C’est ainsi que nous sommes repartis dans ma forêt que nous avons fabriqué notre maison, qu’elle s’agrandit, que la suite continua que notre famille de génération en génération vinrent s’installer chez nous dans les bois où des vignes poussaient.
Personne ne toucha à notre forêt enchantée mais je ne revis jamais ces trolls.


Fin


Faith

mardi 30 mai 2017

Enfant de la forêt #4


Enfant de la forêt


**suite**

Le chef arriva une fois que j’avais passé les vêtements, il me sourit et s’avança vers moi, me dit quelque chose et me toucha le visage puis déposa ses lèvres contre les miennes.

Je crus que j’allais tomber, mais je fus de nouveau stable et je me retrouvais dans un monde glacé, il était à côté de moi et me donna un vêtement de chaud à mettre sur les épaules. Les bottes en cuir que j’avais enfilé au préalable étaient doublées de laine ce qui fit que je n’avais pas froid aux pieds. On avança dans ce monde blanc et froid jusqu’à trouver des maisons. Des maisons en feu. 
Des hommes en armures en tuaient d’autres avec des cheveux roux. Une femme avec de longs cheveux noirs apparut, tout ceux du village la regardèrent et s’inclinèrent devant elle, elle portait une robe d’or et d’argent, elle avait dans la main droite une épée et dans l’autre un bouclier. Elle frappa avec l’épée ces gens en armure certains hurlèrent de douleur et tombèrent, d’autres ripostèrent mais elle les contra avec son bouclier. A elle seule elle les repoussa dans leurs maisons de bois qui flottaient sur l’eau. Mais de là où j’étais elle n’avait pas pu le voir, l’homme derrière elle. 

Avec son arc il la visa, je me mis à dévaler la pente pour la sauver, je savais au fond qu’elle était important et qu’elle ne devait pas mourir. La créature poussa un râle et descendit la pente avec moi. Les gens du village en le voyant crièrent un mot « troll ! troll troll ! » Beaucoup de femmes étaient rentrées dans leur maison surélevée et avaient emporté les enfants, d’autres hommes se cachaient le visage tremblant de peur. 

Mais avant de pouvoir l’aider l’autre l’avait déjà blessé, et il partit rejoindre ces pairs. Je me jetais sur la femme qui avait le visage contre le sol boueux. Je la retournai et posai sa tête contre moi. Elle était si belle. Je me mis à pleurer, je ne sentais plus son souffle, j’avais mal au cœur, je ne savais pas pourquoi mais c’était comme si j’avais perdu quelqu’un de cher. J’avais eu la même peine quand le loup était parti, j’aurais aimé qu’il soit là et qu’il m’entoure de ses pates que je me réfugie contre son ventre si chaud. 
Je retirais l’épée des mains de la jeune femme et je m’enlevai le vêtement chaud pour lui couvrir le torse avec un autre je lui épongeais la blessure. Des gens s’approchèrent en pleurs tout en se méfiant de la créature qui m’accompagnait. Je vis leur regard intrigué se tourner vers moi, ils se mirent à genoux et baissèrent la tête. C’est là que le monstre qui m’accompagnait me tendit un bout de métal, je vis quelqu’un quand je regardais ce qu’il m’avait donné, quelqu’un qui était comme à l’intérieur, ce quelqu’un c’était moi. J’étais comme la jeune femme qui venait de mourir. C’était elle ma sœur ? Celle dont on m’avait parlé ? 

Pourtant non quand je retournai là où j’étais née mes vrais parents passèrent devant moi avec mes sœurs ils s’arrêtèrent interloqués et me prirent avec eux. A travers les bois je vis la créature et l’homme bleu qui m’avait élevé bébé me saluèrent.

Faith

vendredi 26 mai 2017

Interlude #3 - La famine


Il était affamé. Il faisait nuit et il n'y avait rien d'ouvert. Il se leva et s'attaqua aux restes du rôti dans son frigo. Puis la purée. Les légumes. Le fromage.... Il avait faim, très faim. Il se dit que ce n'était pas raisonnable de faire cuire des pâtes en plus de ce qu'il avait mangé.
Il alla se recoucher. Il réussit à se rendormir malgré tout.

Le soleil était déjà haut dans le ciel quand il se réveilla. Il sentit quelque chose d'humide à côté de lui, il se demanda ce que c'était et il ouvrit les yeux. Il était allongé sur une mare de sang. Il se leva d'un bond, très choqué. Il hurla le nom de sa femme... plusieurs fois... il n'eut aucune réponse.
Il remarqua qu'il n'y avait pas seulement du sang sur les draps mais également de la chair... des cheveux... un œil... un œil bleu... de la même couleur que ceux de sa femme.

Il était en état de choc... il ne savait pas quoi faire! Appeler la police? les secours? Non impossible!

Il reprit sa respiration et essaya de se concentrer de se rappeler ce qu'il s'était passé. Il eut quelques bribes de souvenirs de cette nuit là. Il se rappela l'avoir mordue puis déchiqueté sa chair.

Il avait mangé sa femme! Et il avait toujours aussi faim! Il ne pouvait le supporter. Il plongea sa main sous le lit et attrapa une boîte à chaussures qui contenait un revolver.
Il engagea une balle dans le barillet de l'arme, la mit sur sa tempe et tira.

Les médias s'emparèrent de cette macabre histoire faisant le lien avec d'autres affaires similaires de gens devenus subitement cannibales. Un véritable fléau.
Les journalistes adoraient se gaver de ce genre chose et plus le monde allait plus ils en faisaient des tonnes! A la télévision, certains avaient les yeux rougis et étaient existés dès qu'ils présentaient un fait divers sanglant. Ils ressemblaient à des drogués qui avaient droit à une dose de la meilleure drogue.

Mais les gens n'avaient pas faim que de nourriture, ils avaient faim de tout ce qu'ils pouvaient avoir de plus vicieux dans le monde. Succomber à ses envies jusqu'à la lie quoi de plus beau?

Il eut une montée des overdoses, de vols, de crises cardiaques dues à la pilule de l'amour, de meurtres. Les autorités elles-mêmes avaient arrêtés d'agir car les représentants de la loi eux aussi avaient des pulsions à assouvir!

Quand il vit un animateur de télévision dévorait un autre, il se mit à rire. Il se mit à tousser et à reprendre une inspiration grâce à sa bouteille d'oxygène.

Un de ses homme de mains l'aida à sortir de la longue limousine noire et à s'installer sur son fauteuil roulant pour l'amener au restaurant du coin. Il avait faim. Très faim.

Il était vieux, répugnant, maigre, n'avait presque plus de dents. Il se nourrissait des âmes de ces fous qui avaient succombé à leur faim la plus dévorante. Quand il ne resta plus rien il s'en alla, repu et laissa derrière lui une ville dévastée.

Faith

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Enfant de la forêt #3


Enfant de la forêt


**suite**

On entendit des pas lourds à l’entrée du tunnel, les trois créatures eurent l’air effrayé et se mirent en ligne à côté de moi. La personne qui apparu était de la même race que les trois autres, mais il était plus fin et avait une bouche plus humaine, ses oreilles paraissaient moins longues, il portait un pantalon de toile blanche et sur son torse nu pendait un énorme cercle où des écritures étranges y étaient gravées. Il s’approcha de moi, mon cœur se mit à battre à tout rompre son visage si beau, il avait l’air si humain, j’avais tellement envie de le toucher mais j’étais tellement effrayée que je ne pus. Je détournais le regard. Mais il me força à le regarder.

Ses longs cheveux noirs étaient si doux contre mes joues il avait l’air d’être propre par rapport aux autres. Il se releva et dit quelque chose à la femme dans une langue très gutturale. Elle me prit par la taille me mit sur son épaule et ensemble nous remontâmes le long tunnel vers la forêt. Il faisait nuit, elle marcha un moment avant d’arriver à une rivière. 
Là elle me fit comprendre qu’il fallait que je me déshabille et que je me lave dans la rivière. Une fois nue je me mis dans la rivière glacée, elle s’approcha de moi et me passa quelque chose de doux sur le dos, quelque chose qui sentait les fleurs, elle fit pareil pour mes cheveux. Ce fut le premier bain que je prenais de ma vie. 

Quand je sortis elle me donna un grand bout de tissu et m’essuya, elle m’enveloppa dedans et nous partîmes loin de la rivière dans un autre trou. J’hurlais pour récupérer mes vêtements. Tout ce qu’elle avait pris c’était mon collier offert par l’homme bleu qui m’avait recueillie, c’était un marteau avec des écritures similaires au collier portait par le chef de ces créatures spéciales. On descendit dans un autre trou où un feu faible éclairé doucement la pièce, elle me posa nue là et me montra des vêtements sur un lit de feuilles, je commençais à les mettre quand elle partit et me laissa là.

Faith

mardi 23 mai 2017

Enfant de la forêt #2


Enfant de la forêt


**suite**

Je ne compris que des années plus tard qui était ce loup qui m’avait protégé. Il m’apprit à me fabriquer un arc puissant, ainsi que des flèches. Ma vision était excellente, mes gestes parfaits, j’avais appris à me faire souple tel un serpent, aussi silencieuse qu’un chat.

A l’âge de quinze ans j’avais atteint ma taille adulte, j’étais grande, élancée et musclée. Le loup partit une nuit lorsque je dormais. C’est là que je quittai la clairière pour m’aventurer dans les bois. Cette forêt si sombre qui m’effrayait, j’avais toujours l’impression de voir du mouvement la nuit, je m’étais toujours dit que c’était des animaux qui cherchaient de quoi manger. Mais j’avais toujours fait comme si je ne les voyais pas. Je sentais quelque chose de pas normal.
Une nuit je sentis un souffle chaud contre mon épaule et quelque chose m’effleurait la cuisse, pensant que c’était un sanglier je me relevai d’un bond l’arc en joue et une flèche prête à s’élancer pour trancher la chaire de l’animal. Mais par terre non loin de ma couverture se trouvait un homme crasseux.

Je me rendis compte que ce n’était pas tout à fait un homme quand il se releva, il était très grand, quelque peu trapu, avait des muscles saillant mais sous ces cheveux sales je distinguai deux grandes oreilles pointus, des yeux jaunes et brillants et une bouche, des dents… de dents pointues. Effrayée j’essayais de ne pas trembler et visais la tête mais je n’eus pas le temps de tirer qu’il avait déjà le visage à côté du mien et m’avait cassé le poignet qui tenait mon arme. J’hurlais de douleur mais il me frappa au visage.

Quand je me réveillais j’étais dans une tanière sous le sol, le plafond était en terre comme le reste du trou. Trois de ces créatures me regardaient à la lueur d’un feu faible. Ils me sourirent, j’étais sûre d’être leur diner mais quand je voulus me relever pour les combattre la douleur au poignet me lança et me mis à hurler. Un de ses monstres réagit, je compris que c’était une femme à cause de sa poitrine et de ses « courbes » plus féminines. Elle tendit sa grande main vers la mien je ne bougeai pas, je pensais qu’elle allait me mordre mais elle me passa la main dessus et me mit une sorte d’onguent qui me calma la douleur. Je vis comme un sourire se dessinait sur son visage.

Faith

samedi 20 mai 2017

Enfant de la forêt #1

Enfant de la forêt


Je suis née près de la forêt sombre, sur le bord de la route. Nous étions en 887. Ma mère a accouché de jumelles ce qui était rare, et souvent considéré comme un don de dieu. Ma mère avait déjà deux enfants, un qu’elle avait eu très jeune et qui était quasiment adulte quand nous sommes nées et une petite fille qui devait avoir dans les six ans. Ma sœur était bien portante elle avait la peau bien rose, malgré qu’elle soit maigre elle l’était moins que moi. J’étais si petite et maigre que mes parents n’ont pas pensé que je passerais la nuit. De plus avoir deux bouches à nourrir en plus ils n’auraient pas pu, même si mon frère travaillait en tant que bucheron dans l’ouest de la France. 

Mes parents m’ont donc laissée là enveloppée dans un linge sale. Mais en peu de temps je fus récupérée par une personne particulière. Elle avait la peau bleutée et des ailes de démons. Il avait les cheveux noirs et des tatouages sur tout le corps. Je ne me souviens que vaguement de lui quand j’étais enfant, je devais avoir trois ou quatre ans quand il est parti de la maisonnée où on habitait. Je sais qu’il me confia à un énorme loup blanc. J’aimais ce loup car quand je sortais de ma tanière je pouvais me mettre sur son dos quand j’étais trop fatiguée.
Habillée en peau de bête j’avançais dans la forêt, je ne sais pas comment mais je sais que depuis le jour où je suis allée au-delà de la clairière qu’il y avait non loin de la cabane je ne l’ai jamais retrouvée. 

J’ai vécu là dans cette clairière quelques années, le loup m’amenait des bouts de viandes, des fruits et me tenait chaud la nuit. Ce n’est que l’âge d’environ 10 ans qu’il s’assit face à moi et me parla. Il avait une voix grave et ténébreuse, comme celle que je m’étais toujours imaginée. Il me dit que j’avais une grande destinée, mais que son travail était bientôt terminé et qu’il devrait retourner de là où il venait. Il me dit qu’il allait m’apprendre à chasser comme un homme, il en avait vu tellement qui avaient voulu le tuer. Apparemment dans un pays lointain, où la neige tombe sans cesse il n’était pas considéré comme un loup bienfaiteur.

Faith